Et bon, nous voilà enfin sur l'Internet près à répendre ce que nous osons appeller de "l'art'. Nous allons tenter de mettre à jour ce blog plusieurs fois par semaine mais il se pourrait que l'alcool ou la lâcheté prennent le dessus sur nous et ralentissent quelque peu nos ardeurs de "wannabe artistes révolutionnaires". Voici donc un poème composé à deux séparément. Certaines strophes (surout les miennes) ne sont pas vraiment de haut calibre mais bon, nous devons bien commencer quelque part. La suite de ce poème est en construction et cette fois-ci, c'est une vrai composition en duo :)
Floyd
En ma genèse, on m'a souvent dit,
T'es un homme, c'est debout que tu fais pipi.
Et moi, étant femme accomplie,
Me disant que la nature l'a voulut ainsi,
La torture, je dois m'y habituer,
Pouvoir me parader avec ce corps parfait,
Aucun poil disgracieux, tous arrachés,
Et bien sûr, mes magnifiques seins refaits.
Et moi, étant un homme bien formé,
Pour toujours, je devrai,
Contre les préjugés, sans cesse lutter,
La longueur de ma queue, la démontrer,
Ces petits bras, sans cesse gonfler,
Contre les gais, m'indisposer,
De la virilité, m'en shooter,
Mon intelligence, la prouver,
Et par la force, tout régler.
Et moi, étant cégépienne incomprise,
Simple étudiante, pas travaillante,
Aliénée et délinquante,
Prenant conscience de la vie et son emprise,
Je me retrouve seule et mal prise,
Devant cette inutilité effrayante,
Devant ces questions obsédantes
Quelle leçon le ridicule ne frise?
Et moi, en tant que cégepien soumis,
Compétences, critères, objectifs, nommez-les je les suis,
De sens dans cette vie, ils n'ont plus,
De but dans ce monde, je n'ai jamais vu.
Vautours du passé, chacals du présent,
Hantés par nos ancèstres, nos chers parents,
Crevez-donc, à vous n'est plus ce monde,
Révolutionnaires virez conservateurs,
N'entendez vous pas les tambours en trombe,
Vous à qui la mort fait peur?
Allez mourrez chers babyboomeurs,
De cette alliénation, cessez d'en être les apôtres,
Le monde est votre, l'avenir est notre.
Et moi, étant fille passive-agressive,
Obsessive-compulsive et non dépressive,
J'ai le goût de hurler et de me pendre,
J'ai envie de lutter jusqu'à en rendre l'âme,
Au moins, lors de mon jugement dernier,
Je pourrais crier à Dieu,
Que je me serais battue jusqu'au sang,
Contre cette bande d'imbéciles heureux,
Et contre l'humanité! Mais jusqu'à présent,
Je ne fais que me vautrer avec lâcheté,
En attendant l'été, en attendant de crever.
- Imogen Floyd
Floyd
En ma genèse, on m'a souvent dit,
T'es un homme, c'est debout que tu fais pipi.
Et moi, étant femme accomplie,
Me disant que la nature l'a voulut ainsi,
La torture, je dois m'y habituer,
Pouvoir me parader avec ce corps parfait,
Aucun poil disgracieux, tous arrachés,
Et bien sûr, mes magnifiques seins refaits.
Et moi, étant un homme bien formé,
Pour toujours, je devrai,
Contre les préjugés, sans cesse lutter,
La longueur de ma queue, la démontrer,
Ces petits bras, sans cesse gonfler,
Contre les gais, m'indisposer,
De la virilité, m'en shooter,
Mon intelligence, la prouver,
Et par la force, tout régler.
Et moi, étant cégépienne incomprise,
Simple étudiante, pas travaillante,
Aliénée et délinquante,
Prenant conscience de la vie et son emprise,
Je me retrouve seule et mal prise,
Devant cette inutilité effrayante,
Devant ces questions obsédantes
Quelle leçon le ridicule ne frise?
Et moi, en tant que cégepien soumis,
Compétences, critères, objectifs, nommez-les je les suis,
De sens dans cette vie, ils n'ont plus,
De but dans ce monde, je n'ai jamais vu.
Vautours du passé, chacals du présent,
Hantés par nos ancèstres, nos chers parents,
Crevez-donc, à vous n'est plus ce monde,
Révolutionnaires virez conservateurs,
N'entendez vous pas les tambours en trombe,
Vous à qui la mort fait peur?
Allez mourrez chers babyboomeurs,
De cette alliénation, cessez d'en être les apôtres,
Le monde est votre, l'avenir est notre.
Et moi, étant fille passive-agressive,
Obsessive-compulsive et non dépressive,
J'ai le goût de hurler et de me pendre,
J'ai envie de lutter jusqu'à en rendre l'âme,
Au moins, lors de mon jugement dernier,
Je pourrais crier à Dieu,
Que je me serais battue jusqu'au sang,
Contre cette bande d'imbéciles heureux,
Et contre l'humanité! Mais jusqu'à présent,
Je ne fais que me vautrer avec lâcheté,
En attendant l'été, en attendant de crever.
- Imogen Floyd
